1) Histoire du Maroc, des origines à nos jours

1) Histoire du Maroc, des origines à nos jours
Ludwig Deutch Dès l'époque néolithique, des migrations venues du Nord ou de l'Est contribuent à la mise en place des premières populations. Celles-ci, de types très variés, sont nommées "berbères" par les navigateurs et les Romains. Leur langue, avec des dialectes différents (tachelhit, tamazight, zenatya), est apparentée à des parlers du Proche-Orient, du Sahara et de l'Afrique noire.


Au VIIIe siècle, l'arrivée des Arabes qui apportent l'islam, la langue et la civilisation arabes est un événement décisif. Le Maroc-Etat est donc une création islamique. C'est un royaume qui naquit à Oualili (Volubilis), où Idriss Ier fut proclamé par la population en 808 et où il prêta le serment coranique de la Beia, pacte liant le Roi à son Peuple et le Peuple à son Roi.

Trois vagues d'immigration sont à distinguer. A la fin du VIIe siècle, les premiers conquérants, militaires et cadres administratifs, sont peu nombreux. Au XIIe siècle, les Banû Hilal, nomades d'Arabie, sont enrôlés comme soldats par les souverains almohades et installés par eux sur les terres du Gharb, du Tadla et du Haouz (terres Guich). Au XIIIe siècle, les Banû Ma'qil arrivent jusqu'aux plaines atlantiques. Ces vagues de tribus arabes ont peuplé surtout les campagnes. Quant aux villes, elles ont reçu d'autres éléments -musulmans ou juifs- en provenance essentiellement d'Al Andalus. Ces éléments ont contribué pour une large part au développement urbain des cités traditionnelles.

Le nom même de "Maroc" apparaît, semble-t-il, sous les Saâdiens, dynastie ayant régné de 1554 à 1659. Il serait le résultat de la contraction du nom de la ville de Marrakech, la principale de leurs capitales. Auparavant, pour désigner le Maroc, on parlait de Maghreb el-Aqça ou Maghreb extrême.

Le Maroc s'est formé et organisé autour de la personne de ses souverains qui exercent une autorité à la fois spirituelle et temporelle. Dans la réalité, l'Etat traditionnel reposait sur deux principes essentiels : à la base, les tribus étaient égales et demeuraient administrées par leurs propres autorités investies par le sultan, et au-dessus du cadre tribal, se trouvait le niveau politique général incarné par le souverain, chef à la fois spirituel et temporel avec son administration, le makhzen.

La conquête coloniale entreprise dès le XIXe siècle est une nouvelle étape essentielle dans l'histoire des populations marocaines.

Le traité du protectorat signé à Fès en 1912 provoque une vague d'immigration européenne particulièrement importante après la première guerre mondiale. Surtout, la mainmise sur les terres les plus riches et l'introduction des produits européens bouleversent la société et l'économie du pays. La contribution française porte principlament sur trois points : construction des routes et des chemins de fer, développement du port de Casablanca et déplacement de la capitale politique à Rabat.

Dès 1930, un fort courant nationaliste se développe, encouragé par le succès d'autres peuples dans leur volonté d'indépendance et par l'affaiblissement des colonisateurs engagés dans la deuxième guerre mondiale. Le roi Mohammed V se rallie alors à la cause du parti de l'Istiqlal (indépendance) mais est destitué puis exilé à Madagascar en 1953. Devant l'ampleur du mouvement nationaliste, les autorités françaises ramènent le sultan de son exil et accordent finalement au Maroc son indépendance le 2 mars 1956.

Le Maroc est une monarchie constitutionnelle et héréditaire. Le Roi y est à la fois une autorité religieuse (« Commandeur des croyants »), le chef suprême des armées et préside le Conseil des Ministres. Il choisit le Premier Ministre et nomme les Ministres sur proposition de celui-ci. Le Parlement est composé de deux chambres élues : la chambre des représentants et la chambre des conseillers.

Le Maroc a opté pour le pluralisme politique. On dénombre une trentaine de partis légaux. L'ancienne opposition était dominée par deux partis héritiers du Mouvement national pour l'indépendance du Maroc : l'Istiqlal (PI) et l'Union socialiste des forces populaires (USFP). Elle a accédé en 1998 à la tête de la coalition gouvernementale, appelée « gouvernement d'alternance ». Suite aux élections législatives de septembre 2002, une nouvelle coalition a été formée incluant : l'USFP, le PI, le RNI (centre droite), le MP et le MNP (partis berbéristes), et le PPS (ex-parti communiste), avec à sa tête un Premier ministre apolitique, M. Driss Jettou.

# Gepost op woensdag 23 november 2005, 10u34

Gewijzigd op donderdag 24 november 2005, 18u17

2) La population

2) La population
Démographie: La population du Maroc connaît une très forte expansion: elle a été multipliée par trois en un demi-siècle et est estimée en 2000 à 28,7 millions d'habitants. La rapide augmentation de la population s'explique par un fort accroissement naturel dû au maintien élevé du taux de natalité et à la baisse du taux de mortalité.
Médina la nuit Le taux de mortalité est passé de 2,5% en 1950 à 0,51% en 1999, grâce à l'amélioration de l'alimentation et surtout des conditions sanitaires, avec la fin des grandes épidémies et l'élimination des maladies telles que le paludisme ou la tuberculose. Le taux de natalité (2,28‰ en 1998) reste élevé (soit 3,2 enfants par femme).

Cependant, une baisse de la fécondité se dessine, orientant le Maroc vers un accroissement moins rapide de sa population. Cette évolution apparaît liée aux difficultés économiques, à la prise de conscience des problèmes posés par la famille nombreuse et à une instruction féminine plus largement répandue.

Le profil de la pyramide des âges montre le caractère très jeune de la population, près de 55% de la population a moins de 25 ans. Une telle situation entraîne pour l'Etat de lourdes charges et de difficiles problèmes : il faut prévoir chaque année plus d'écoles, envisager plus d'emplois, etc.
L'effervescence de la médina
Mais si les difficultés sont nombreuses, la jeunesse de la population peut aussi représenter d'importants espoirs.

Répartition: Les plus fortes densités se rencontrent dans les régions côtières pluvieuses et les collines pré-rifaines. La population est dense également dans les milieux montagnards plus rudes où les paysans ont autrefois cherché refuge et se sont sédentarisés : Haut-Atlas occidental, Anti-Atlas, Rif. L'évolution dans la répartition de la population joue actuellement en faveur des plaines et des axes routiers.

Devenue minoritaire, la population rurale (44,8% de la population totale) se regroupe en gros villages -ce sont les ksours sahariens ou les villages étagés du Haut et de l'Anti-Atlas- ou bien se disperse dans les douars aux dimensions très variées dans les plaines ou les plateaux, ou encore dans les habitations isolées de certaines régions irriguées ou désertiques (tentes nomades).

Partout des constructions nouvelles, abandonnant pierres et pisé pour le béton, renouvellent l'habitat traditionnel en faisant disparaître la cour intérieure. Elles apportent plus de confort grâce aux aides de l'Etat et aux apports financiers de l'émigration ; mais un courant se dessine aussi pour conserver, en les améliorant, les techniques traditionnelles, mieux adaptées au climat et au mode de vie local.

Les populations marocaines ont toujours été touchées par la mobilité : nomades ou semi-nomades, montagnards qui descendent dans les plaines à l'époque des moissons, épiciers du pays chleuh ou maçons de la vallée du Drâa...

Plus important est l'exode rural vers les villes commencé lors de la colonisation avec le déclin de l'agriculture vivrière. Déjà ancienne mais très accentuée à partir des années 60, une migration de travailleurs, bientôt rejoints par leurs familles, s'établit en direction de la France, de l'Allemagne et de la Belgique. Travailleurs et familles gardent cependant des liens étroits avec le Maroc au plan économique comme au plan culturel.

L'un des problèmes majeurs auquel est confronté le Maroc est le faible taux d'alphabétisation (environ 51%). Une profonde réforme du système éducatif est engagée. Elle vise à améliorer la situation, notamment sur ce plan.
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# Gepost op woensdag 23 november 2005, 10u43

Gewijzigd op zaterdag 23 juni 2007, 09u53

3) CARTE DU MAROC

3) CARTE DU MAROC
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# Gepost op woensdag 23 november 2005, 10u47

Gewijzigd op donderdag 24 november 2005, 18u18

4) le Maroc en resume

Capitale: Rabat
Population: 29,1 millions (2000)
Langue officielle: arabe classique
Groupe majoritaire: arabe dialectal ou marocain (60 %)
Groupes minoritaires: amazighe (40 %), français, espagnol
Langue coloniale: français
Système politique: monarchie parlementaire
Articles constitutionnels (langue): préambule de la Constitution de 1996 (première phrase)
Lois linguistiques: le décret no 2-78-455 du 25 chaoual 1398 relatif aux écoles normales supérieures (B.O., 4 octobre 1978); le décret no 2-78-452 portant réforme du régime des études et des examens en vue de la licence en droit; l'arrêté du ministre de l'Éducation nationale no 542-86 (15 rejeb 1406) instituant un certificat de fin d'études préparatoires et organisant les modalités et les conditions de son obtention (B.O., 21 mai 1986); circulaire n° 53/98 datée du 11 décembre 1998.
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# Gepost op woensdag 23 november 2005, 10u52

Gewijzigd op donderdag 24 november 2005, 18u19

5) Situation géographique

Le Maroc est un État d'Afrique du Nord limité au nord par l'océan Atlantique, le détroit de Gibraltar (15 kilomètres) et la Méditerranée, à l'est et au sud par l'Algérie et au sud-ouest par la Mauritanie (voir la carte détaillée). Le Maroc est donc situé à l'extrême nord-ouest de l'Afrique, juste en face de l'Europe, dont il n'est séparé que par les 17 km du détroit de Gibraltar. Le Maroc fait partie des États du Maghreb dont c'est le pays le plus occidental. Avec ses 706 550 km2 (avec le Sahara occidental, dont 264 000 km2 pour les provinces sahariennes), le Maroc est le plus grand pays de la région après l'Algérie; il atteint, par exemple, le double de la superficie de l'Allemagne réunifiée.

Le Maroc est découpé en wilayas, provinces et préfectures. Le royaume du Maroc comprend 16 «régions administratives» divisées en 17 wilayas, ces dernières sont subdivisées en 71 provinces et préfectures (sans compter les 1547 communes urbaines et rurales):


Afin de résoudre le problème lié au développement disproportionné des grandes villes, l'État au début des années quatre-vingt subdivisé l'espace urbain en plusieurs provinces dont la coordination administrative est assurée par la wilaya, alors que la représentation de la population est assurée par la Communauté urbaine. La formule de la wilaya a été appliquée à Casablanca en 1982 avant d'être étendue aux grandes villes du pays au cours des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix ( Rabat-Salé, Fès, Meknès, Marrakech, Oujda,Tétouan, Agadir et Laayoune). Le Maroc qui ne comptait que 17 provinces en 1959 en compte aujourd'hui 71 et 17 wilayas; le Sahara occidental est désormais intégré au découpage administratif du territoire national.

Cela dit, le Maroc compte quatre régions géographiques naturelles: les montagnes du Rif au nord-est, la côte atlantique à l'ouest avec ses villes importantes (Agadir, Essaouira, Safi, Casablanca, Rabat, Tanger, etc.), à l'est les montagnes du Moyen-Atlas et du Haut-Atlas, ainsi que au sud-ouest les terres sahariennes
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# Gepost op woensdag 23 november 2005, 18u17

Gewijzigd op donderdag 24 november 2005, 18u20